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about

#49.
Un-public Saturday evening session on February 3rd 2018 at La Générale Nord-Est, avenue Parmentier, Paris XI, below/around and inspired by Michael Ghent's (Street Level Industries) 3D rendition, in cardboard found in the streets of Paris, of the famously accusing, political & documentary "Radeau de la Méduse", a monumental early 19th century painting by French romantic painter Théodore Géricault.
Michael's painstakingly produced & equally monumental and accusing cardboard 'Medusa raft' was at the center of "Dérive", a weeklong series of events at La Générale, from January 28th until February 4th.
This 49th unPublic includes sonic contributions by Michael Ghent (custom metal instruments & electronics), Lauren Rodz (copper wire, found bird call thingy [appeau à grives ou pies], harmonium reeds), Ali Najafimehri (daf), Yung-Wei Chen (voice), Rinus van Alebeek (dictaphones, things), Anthony Carcone (acoustic guitar, e-bow), Emmanuel Rébus (dictaphones, things, toy-electronics, melodica, toy piano, harp of found piano), Har$ (dictaphones, radio's, toy piano, harp of found piano)

The cover picture shows Michael Ghent's "Dérive" at La Générale.

Read more: www.harsmedia.com/SoundBlog/Archief/00839.php#up49

credits

released February 17, 2018

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unpublic Paris, France

"the only difference with a concert is, these are not concerts"

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Track Name: uP 218
「 十三天過後,十三天,法國派出的搜救船終於來找這艘木筏了。咦?不是來找我們的嗎?咦?我看到船了!咦?怎麼又消失了。咦?不是看到船了嗎?咦?怎麼辦?原來他是來找錢的,不是來找我們的。啊!好像來了,終於。可是,上面只剩下十五位生還者,十五位生還者。好不容易上岸之後,其中五位還立刻暴斃!其中五位還立刻暴斃!好不容易上岸之後,其中五位還立刻暴斃!其中五位還立刻暴斃!怎麼辦?剩下十個人,只有十個人生還,還記得嗎?原本有一百五十個人欸!只剩下十個人!十個人!人生勝利組啊!好啦!這幅畫畫得就是木筏上的人終於看到搜救船到來的時刻,但此時根本不是來救他們的,先來找錢再來找他們。我們可以在畫上看到希望與破滅同時存在,其中五位還立刻暴斃!右上角的人帶著希望指向搜救船,左下角的人則充滿絕望。其中五位還立刻暴斃!」

{{ « Treize jours plus tard. Treize jours, les sauveteurs français sont finalement venus pour chercher le radeau.
Ah ? Il n’est pas venu pour nous chercher ?
Ah ? J’ai vu le bateau !
Ah ? Ai-je vu le bateau ?
Ah ? Comment faire ?
Il est en fait venu pour chercher l’argent, pas pour nous.
Ah ! Il semble que le bateau est venu, finalement.
Cependant, il ne reste que quinze survivants, quinze survivants.
Après avoir abordé,
cinq d’entre eux meurent subitement !
Cinq d’entre eux meurent subitement !
Après avoir abordé,
cinq d’entre eux meurent subitement !
Cinq d’entre eux meurent subitement !
Comment faire ?
Il ne reste que dix personnes, seulement dix survivants.
Souvenez-vous, qu’il y avait cent cinquante personnes!
Il ne reste que dix personnes!
Dix personnes !
Les gagnants de la vie !
Ok ! ... Ce tableau représente le moment où les gens sur le radeau ont finalement vu les sauveteurs, mais à ce moment-là, le sauveteur n’est point du tout pour les chercher, il est venu d’abord chercher l’argent, et puis, pour eux. On peut voir l’espoir et le désespoir en même temps sur le tableau ...
cinq d’entre eux meurent subitement !
Les gens au coin haute droite indiquent le bateau avec espoir, tandis que les gens au coin bas gauche restent désespérés.
Cinq d’entre eux meurent subitement ! » }}

[ text and translation : Yung-Wei Chen ]
Track Name: uP 220
« Dans la partie basse, on voit le miracle avec Saint François-Xavier au fond, les mains jointes en prière vers la figure divine.
En haut, le Christ répond à la prière et réalise le miracle. Les vêtements, les visages, le lit sont singuliers, personne n’a de traits japonais ou même asiatiques. S'il vous plaît regardez bien le sol de ce tableau. Les bâtiments en pierre au Japon se limitaient à des ponts ou des châteaux, la plupart des maisons étaient en bois.
L’atmosphère varie selon les parties du tableau. En bas, l’agitation domine et traduit une forte émotion, en haut, le Christ apparaît calme, fier, presque en colère.
La représentation du Christ peinte par Poussin a d’ailleurs été très critiquée, car il évoque plus un Jupiter qu’un Dieu de miséricorde et de "pardon". »
[ from: Text of presentation during the 'Les Jeunes ont la parole' evenings, december 2017 at the Louvre Museum, Paris of Nicolas Poussin's painting « Saint François-Xavier rappelant à la vie la fille d’un habitant de Cangoxima au Japon », by Yung-Wei Chen ]

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« Nous ne restâmes donc plus que vingt-sept. De ce nombre, quinze seulement paraissaient pouvoir exister encore quelques jours : tous les autres, couverts de larges blessures, avaient presque entièrement perdu la raison. Cependant ils avaient part aux distributions, et pouvant avant leur mort, consommer, disions-nous, trente ou quarante bouteilles de vin qui, pour nous était d'un prix inestimable. On délibéra : mettre les malades à demi-ration, c'était leur donner la mort de suite. Après un conseil présidé par le plus affreux désespoir, il fut décidé qu'on les jetterait à la mer. Ce moyen, quelque repugnant, quelque horrible qu'il nous parût à nous-mêmes, procurait aux survivants six jours de vin, à deux quarts par jour. Mais la décision prise, qui osera l'exécuter ? L'habitude de voir la mort prête à fondre sur nous, la certitude de notre perte infaillible sans ce funeste expédient : tout, en un mot, avait endurci nos cœurs devenus insensibles à tout autre sentiment qu'à celui de notre conservation. Trois matelots et un soldat se chargèrent de cette cruelle exécution : nous détournâmes les yeux en nous versâmes des larmes de sang sur le sort de ces infortunés. "
[ from: Alexandre Corréard, Jean-Baptiste Savigny. Le naufrage de la Méduse. Paris, 1821 ]
Track Name: uP 222
« Le groupe principal est composé de M. Savigny au pied du mât, et de M. Corréard, dont le bras étendu vers l'horizon et la tête tournée vers M. Savigny, indique à celui-ci le côté où se dirige un bâtiment aperçu au large par deux matelots, qui lui font des signaux avec des lambeaux d'étoffes de couleur.
Les expressions de ces différentes figures sont énergiques et tout à fait conformes à la vérité historique. Découragé et croyant remarquer que la corvette signalée fait une route opposée à celle qu'on espère, le chirurgien Savigny indique à ses amis qu'ils se flattent en vain ; son camarade, au contraire, par une inspiration qui eut la plus heureuse réalité, essaie de lui persuader que le bâtiment en vue étant à leur recherche, ne saurait manquer de virer de bord et de les rencontrer avant la fin du jour. Pendant cette petite scène, à laquelle trois personnages, rapprochés des deux que j'ai nommés, prennent part, chacun dans un sens bien marqué, les hommes qui agitent leurs signaux poussent des cris de joie, auxquels répond M. Coudein, qui se traîne jusqu'à eux. L'une des victimes, presque mourantes, entend cette clameur, qui pénètre jusqu'au fond de son cœur ; elle lève sa tête décolorée et semble exprimer son bonheur par ces mots : 'Au moins nous ne mourrons pas sur ce funeste radeau'. Derrière cet homme, abattu, exténué de maux et de besoin, un Africain // un Africain n'entend rien de tout ce qui se passe autour de lui : il est morne, et sa figure immobile accuse la situation de son âme. Plus loin, dans un état d'anéantissement et de douleur, un vieillard, tenant sur ses genoux le cadavre de son fils expiré, se refuse à toutes les impressions de la joie que peut faire éprouver la nouvelle de sa délivrance. Que lui importe la vie qu'il va recouvrer ? Ce jeune homme, qui faisait son espoir et sa consolation ; cet ami qui avait partagé tant de maux, vient de succomber ; il est condamné à lui survivre quelques jours, quelques heures seulement ; car les souffrances inouïes qu'il a éprouvées sont de sinistres précurseurs du trépas ; mais ce peu d'instants lui doit être à charge ... // ... // ... »
[ from: Alexandre Corréard, Jean-Baptiste Savigny. Le naufrage de la Méduse. Paris, 1821 ]

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